Le Corbeau

Mon animal tutellaire est le Corbeau…

Voici le titre « Zagal » signifiant en Égyptien « Corbeau »…

Avant d’étudier le Corbeau dans les différentes cultures, je me réfère à la mienne qui est Celte. Bran ( le corbeau ), est un symbole chez nous symbole de Guérison, d’Initiation et de Protection !

J’en parle parce que je suis le dernier Druide de Reims, initié par Mr Guy Bocquillon, Robert Vidal et Lucie Gottfried. j’ai été également magnétiseur, radiesthésiste et cartomancien.

Examinons tout d’abord cette carte du Corbeau..!

Corbeau
Bran

La carte représente un corbeau en hiver, perché sur des branches dénudées d’un hêtre. L’arbre pousse sur l’ancienne Colline Blanche où la tête de Bran le Béni fut enterrée. C’est ici que plus tard fut érigée la Tour de Londres.

Le Corbeau nous offre l’initiation, la protection et le don de prophétie. Par initiation nous entendons aussi bien les cérémonies formelles qu’une initiation aux mystères d’un nouveau poste ou métier! Cet oiseau est le signe que quelque chose meurt en donnant naissance à quelque chose de nouveau.

Grâce au corbeau, nous pouvons atteindre une guérison profonde en pratiquant ce qu’on peut appeler « la réconciliation des contraires » pour résoudre les conflits enfouis dans notre inconscient ou issu de notre passé.

Renversée, la carte vous invite à prendre conscience des forces de destruction qui vous entourent, dans votre vie personnelle et dans le monde. Bien sûr, nous préférions tous que la destruction n’existe pas, mais elle est nécessaire à la construction et la création.

Avant de continuer que diriez-vous d’une pause musicale « Zagal interprété par Blam-exprience & Hussein el Masry ».

Le corbeau évoque des aspects obscurs de la vie que nous comprenons difficilement. Nous devons parfois passer par des périodes de désintégration et d’obscurité pour renaître à la lumière d’un jour nouveau et la plupart du temps, notre peur de l’obscurité est pire que ce qui s’y cache. Cette carte signifie que nous devons, avec la protection de la déesse, lutter contre instinct de destruction, peut-être enterré en nous depuis des années.

Il est possible que nous soyons prêts à réconcilier en nous les contraires et à comprendre que l’obscurité et inversement.

Le Corbeau dans la Tradition

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Tour de Londres fut détruite sous les bombardements et les corbeaux qui l’habitaient depuis des siècles s’envolèrent. Winston Churchill, initié au druidisme depuis 1908, ordonna immédiatement qu’on les remplace par de jeunes corbeaux qu’on fit venir du nord du pays de Galles et de l’Écosse.

Une lecture rapide des contes et légendes parlant du corbeau donnerait à penser que c’est un oiseau de mauvais augure, annonçant la guerre, la mort et la destruction. Mais pour comprendre la réaction de Churchill, nous devons analyser le conte de Bran le Béni. Dans ce conte, le Géant Bran, dont le nom signifie « corbeau » ou « corneille », demande qu’on lui coupe la tête pour l’enterrer au sommet de la Colline Blanche dans la direction de la France. La tête se chargera de protéger le royaume tant qu’elle restera enterrée à cet endroit. Plus tard, lors de la construction de Londres et de la Tour, le pouvoir totémique de la tête du dieu-corbeau protégeant le royaume, fut transféré aux corbeaux vivant dans la Tour.

De même que Londres (Caer Llundain) Lyon en France, eut le corbeau pour totem et les deux villes sont dédiées au dieu Lugh ou Lud, associé lui-même à cet oiseau. Avant la seconde bataille de Magh Tuiredh, des corbeaux avertirent Lugh, le dieu de la lumière, de l’approche des Fomoriens, ses ennemis. « Beowulf » un récit épique en ancien anglais, décrit le corbeau comme l’oiseau du matin, de la joie et de la lumière, aidant Beowulf à remporter la victoire. On dit aussi traditionnellement qu’Arthur se serait transformé en corbeau à sa mort et pour cette raison, les habitants du Somerset soulevaient toujours leur chapeau en signe de respect en croisant un corbeau.

Le corbeau avertit les forces de la lumière des menaces et il effraie leurs ennemis : les Celtes portaient l’image d’un corbeau sur leurs armures et on a retrouvé en Roumanie un casque de guerre étonnant : il est surmonté d’une grande silhouette de corbeau, dont les ailes montée sur des charnières, devaient battre lorsque le guerrier courait à l’attaque, effrayant les ennemis ou les distrayant au moment fatal.

« Noir est Le Corbeau et Rapide La Flèche de L’Arc ». Triades.

On raconte que les déesses Irlandaises de la guerre, Badh et Morrigan, apparaissaient, souvent sur les champs de bataille sous forme de corbeaux causant la peur et la panique parmi les guerriers – la traduction exacte du nom de leur animal totem est « corneille mantelée » ou «  corneille noire ».

Il est certain que cet oiseau et son proche parent le corbeau, deux nécrophages, devaient être attirés par les champs de bataille. Leur présence signifiait aux deux armées que personne ne sort vainqueur d’une guerre sinon la mort.

Oiseau représentant les caractéristiques divine de la mort, le corbeau ou la corneille symbolise la force de destruction et le catabolisme, nécessaire pour la vie, la création et l’anabolisme se perpétuent.

En raison de notre peur de la mort et des effusions de sang, ainsi que les caractéristiques du corbeau et de la corneille, l’ambiguïté que nous entretenons avec ces aspects naturels mais douloureux de la vie se retrouve dans la tradition qui entoure le corbeau .

La peur et le rejet dont le corbeau est l’objet ne sont pas uniquement liés à son association avec la mort mais aussi avec la déesse : des femmes-corbeaux sont mentionnées dans la littérature celtique et arthurienne et il est clair que les « connaissances du corbeau » dont bénéficient les druides venaient d’un don offert aux ovates et aux devins par le déesse pour leur permettre de voir l’avenir et le passé, à travers du voile de la mort.

Oiseau de la mort et de l’Autre Monde, le corbeau était enterré au fond des tombes avec les ailes déployées comme à Danebury dans le Hampshire. Il y remplissait un rôle de messager entre les deux mondes.

Le Corbeau, Oiseau De Guérison

Capable de passer d’un monde à l’autre, le corbeau symbolise le processus de guérison provenant d’une confrontation radicale avec l’inconscient, et les aspects les plus sombres et dangereux de la psyché.

Le lien entre le corbeau et la mort est également un lien avec la profondeur, la psychologie des profondeurs et la force évolutive contenue dans l’initiation qui marque la mort plus ou moins radicale de notre ancienne personnalité et la naissance d’un nouveau Soi.

Ce lien entre le corbeau et la guérison explique qu’on ait représenté l’oiseau dans sanctuaires miraculeux du monde Celte ainsi que dans l’iconographie romano-celtique où il accompagne les divinités bienfaisantes.

Il est d’autant plus fort que le corbeau est l’oiseau des prophéties et de la divination, faisant partie intégrale de l’art du guérisseur. Le corbeau voyageait jusqu’aux recoins les plus sombres du Monde des Profondeurs pour en rapporter des visions et des conseils à l’usage du malade et du guérisseur.

On a depuis des siècles utilisé le corbeau pour rendre des oracles : les druides Irlandais se fiaient à son vol et à ses cris et on disait encore en 1694 dans le Herfordshire qu’un corbeau chuchotait toujours une prophétie trois fois.

Le Corbeau dans les autres cultures

Symbole et Mythes

Oiseau prophétique, le corbeau est un symbole qui apparaît dans toutes les mythologies.

La signification du mot « Corbeau » vient de l’ancien français corp, issu du latin corvus qui signifie la malédiction. Ce terme générique regroupe les corbeaux et les corneilles. Ces oiseaux sont, généralement, considérés comme de mauvais augure.
Le corbeau, au plumage noir, messager des ténèbres, est entouré de nombreuses superstitions qui ont perduré jusqu’à aujourd’hui.

Le corbeau dans la mythologie scandinave

Odin (Wotan dans la mythologie germanique), roi des dieux, était aussi puissant que terrifiant. Deux corbeaux étaient perchés sur son siège. L’un était Hugin « l’esprit », l’autre Munnin « la mémoire ». Deux loups se trouvent également près du dieu. Les deux corbeaux symbolisent le principe de création, tandis que les loups représentent le principe de destructiC’est aux corbeaux sacrés que, dans le Crépuscule des Dieux de Wagner, Brünnhilde confie la mission de porter au souverain des dieux, le message tant redouté et désiré de sa fin.

Dans la mythologie scandinave, le corbeau est porteur d’un sens positif, car il joue un rôle de messager et de gardien.

Symbole du corbeau dans la Bible

Dans la mythologie biblique, le corbeau est un symbole de dualité. Il associe signification sinistre et réputation bénéfique.
Il devient un symbole de perspicacité dans la Genèse (8,7), car c’est lui que Noé envoie vérifier, après le Déluge, si la terre commence à réapparaître au-dessus des eaux.

Cependant, dans d’autres mythes bibliques, le corbeau refuse la mission de Noé, car il a été vexé d’avoir été mis au rang des créatures impures. Noé le maudit et en fait un oiseau de mauvais augure. Il envoie, alors, une colombe.

En Bretagne, une légende raconte qu’un corbeau a tenté d’éloigner les persécuteurs de Jésus-Christ. Lors de la crucifixion, un corbeau lui aurait arraché du front une épine. Pour le remercier, le Christ a fait en sorte que sa couvée ne soit jamais atteinte par la pluie.

Signification du corbeau dans les rêves

Quand on rêve d’un corbeau, c’est considéré comme de mauvais augure. L’image d’un corbeau qui vole ou qui croasse annonce la tristesse, un danger ou des préjudices pour le dormeur.

Cette apparition peut également être liée à la crainte d’un malheur.

Le corbeau : symbole de la mort

Le corbeau personnifie l’âme en Inde et devient le messager de la mort chez les Indiens d’Amérique.

Il est à souligner que ce symbolisme funeste est surtout propre à l’Europe. Au Moyen Âge, il existait de nombreuses superstitions liées au corbeau, annonciateur d’un décès.

Cet oiseau annonçait le trépas d’un individu, en planant ou en criant près de sa maison. En Allemagne, si le corbeau se posait sur le toit d’une maison, où se trouvait un mort, cela signifiait que l’âme du défunt était damnée.

Dans les Vosges, si un individu rencontrait trois corbeaux un vendredi, un malheur s’annonçait pour sa famille.

Des rassemblements de corbeaux étaient annonciateurs de guerre ou de famine. Des récits rapportent que des centaines de corbeaux ont été vus, se battant et croassant, avant les épidémies de peste en 1551, 1562 et 1563

En Angleterre, si les deux corbeaux de la Tour de Londres venaient à disparaître, cela annoncerait la fin de l’actuelle famille royale et la ruine de la Grande-Bretagne. C’est pourquoi, lorsque l’un d’eux meurt, on le remplace aussitôt.

Le corbeau, comme d’autres oiseaux, remplit des fonctions prophétiques qui ne sont pas obligatoirement funestes.

C’est à un vol de corbeaux que l’on doit la fondation de la ville de Lugdunum (Lyon) en 43 avant notre ère.

En Gaule, les druides prenaient très au sérieux les prophéties des corbeaux.

Corbeau blanc

À sa création, le corbeau était blanc. Il devint noir à la suite de circonstances où il se montra funeste. Dans la mythologie grecque, par exemple, le corbeau blanc était dédié au soleil.C’est à un vol de corbeaux que l’on doit la fondation de la ville de Lugdunum (Lyon) en 43 avant notre ère.

En Gaule, les druides prenaient très au sérieux les prophéties des corbeaux.

Il prévint Apollon de l’adultère de sa maîtresse, la princesse Coronis. Furieux, le dieu se vengea sur le messager et le fit noir.

Dans certaines légendes françaises, le changement de couleur est attribué au fait que l’oiseau se présenta devant Dieu, avec de la chair humaine dans son bec.

« Dieu irrité le condamna à devenir le plus noir des oiseaux. »

En Languedoc, les corbeaux sont la métamorphose des mauvais prêtres morts.

En Chine et au Japon, le corbeau symbolise la gratitude filiale et l’amour familial.

Le corbeau était le messager du dieu du tonnerre et de la foudre chez les Mayas.