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Le Dénicheur

Ferdinand Julien Niquet dit Léo Daniderff est un compositeur français né à Angers le 15 février 1878 et mort à Rosny-sous-Bois le 24 octobre 1943.

Biographie:

Daniderff débute en chantant ses propres compositions et les textes de Gaston Couté qu’il met en musique (La Julie Jolie sera reprise plus tard par Édith Piaf).
Il acquiert une notoriété mondiale grâce à sa chanson Je cherche après Titine (1917) « empruntée » par Charlie Chaplin dans le film Les Temps modernes vingt ans plus tard (N’ayant pas déposé les droits de la chanson aux USA, le compositeur ne toucha rien sur l’exploitation de sa musique).
Daniderff a composé d’innombrables chansons dont Le dénicheur (1912), Sur la Riviera, Le clown.
Il étoffe le répertoire de Gaby Montbreuse avec laquelle il a une liaison, compose Celosa pour Berthe Sylva, Le grand frisé pour Damia, plusieurs chansons pour Fréhel depuis l’époque où elle s’appelle Pervenche, jusqu’à Sous la blafarde en 1927 ainsi que des titres pour Adolphe Bérard ou Jean Gabin.
Il compose également pour l’Opérette (Paris-Lune-Paris en 1928, Françoise à la Comédie Caumartin en 1930).

Domaine public: oui!

Le Dénicheur

Elle avait fait sa connaissance
Dans un bar, un soir, simplement
Ce fut le hasard d’une danse
Qui le fit devenir son amant.
Il avait de jolies manières
Du tact et beaucoup d’instruction,
Sachant faire de bonnes affaires
C’était là tout sa profession.
Comme elle avait un peu d’argent
Ils se mirent en ménage tranquillement.

On l’appelait le dénicheur,
Il était rusé comme une fouine
C’était un gars qu’avait du cœur
Et qui dénichait des combines,
Il vivait comme un grand seigneur
Et quand on rencontrait sa dame
On répétait sur toutes les gammes
Voilà la femme à dénicheur.

Les combines ça dure ce que ça dure
La chance tourne et puis s’en va
On perd le goût des aventures
Quand le noir vous suit pas à pas.
N’ayant plus confiance en lui-même
Un soir qu’il était sans un sou
Afin de résoudre le problème
Le dénicheur fit un sale coup.
Mais comme il rentrait au logis,
En pleurant son amie lui dit :

On t’appelait le dénicheur
Toi qu’étais rusé comme une fouine
Je croyais trouver le bonheur
Près de toi, avec tes combines.
Adieu, c’est fini, pars sans peur,
Je saurai souffrir et me taire.
Malgré mon chagrin, je préfère
Abandonner le dénicheur.